On dit quoi et pourquoi ?
Il existe une immense variété de termes pour désigner l’Océan, ses populations et leur exploitation. Bien que ces mots recouvrent des réalités identiques, leurs enjeux politiques, économiques et éthiques sont bien différents. C’est pour cette raison que nous avons à cœur de partager nos choix terminologiques et leurs implications.
Océan
Seastemik évoque l’Océan dans sa dimension planétaire et vivante. Au singulier et avec une majuscule, l’Océan désigne l’immense masse d’eau salée qui couvre notre planète et relie tous les écosystèmes marins en un tout interdépendant.
La vie sur Terre dépend étroitement des milliards de créatures océanes — plancton, poissons, céphalopodes, cétacés et bien d’autres. Ce sont elles qui permettent la production d’oxygène, la captation du carbone, la stabilité climatique, la santé humaine et la sécurité alimentaire mondiale.
Au-delà de leurs fonctions écologiques, ces espèces marines forment une communauté d’animaux sensibles, qui vivent, ressentent et interagissent. L’humanité repose sur cette symphonie vivante.
Approche systémique
Seastemik donne à la protection de l’Océan une réponse systémique, c’est-à-dire qu’elle relie alimentation, condition animale, climat, santé humaine et justice sociale comme autant d’éléments d’un même système complexe, où chaque action influence le tout. Seastemik agit à toutes les échelles, du local au global, en mobilisant société civile, entreprises et institutions pour répondre durablement à l’urgence océanique plutôt que d’agir uniquement sur ses symptômes ponctuels.
Le singulier ayant pour conséquence d’objectiver les poissons, nous préférons parler d’eux au pluriel pour rappeler leur individualité. Nous appliquons ce principe à toutes les espèces animales souvent associées à de la nourriture (saumons, thons, maquereaux, morues…). Nous utilisons le singulier lorsque le contexte évoque l’espèce et non l’individu.
Les saumons
Les poissons : populations, ressources, stocks ?
Nous préférons utiliser le terme de “populations” lorsque nous évoquons les poissons sauvages, plutôt que stocks ou ressources qui les objectivent et qui sous-tendent une vision utilitariste et commerciale.
Nous associons les espèces animales et en particulier les poissons à des “ressources” uniquement lorsqu’il s’agit de soutenir certaines populations côtières qui en dépendent directement pour leur subsistance.
Produits de la mer, aliments, choix alimentaires ?
Nous utilisons l’expression de choix ou de pratiques alimentaires liées à l’Océan plutôt que “produits de la mer” ou “aliments” car dans nos propos se trouvent des animaux (thons, sardines, saumons…).
Ce sont d’abord des êtres vivants doués de sensibilité, qui prennent le statut d’aliment à la suite d’un choix, individuel ou de société. Qu’il s’agisse d’algues, de moules ou de sardines, ces espèces, animales ou végétales, existent indépendamment de l’utilisation que nous décidons d’en faire. Les décrire comme des aliments ou des produits revient à ne considérer leur existence que par le prisme de l’utilisation principale qu’en font les êtres humains.
Condition animale
Plutôt que bien-être animal, un élément de langage utilisé par les industriels pour masquer les mauvais traitements infligés aux animaux d’élevage.


